Rachida Dati “C’est totalement faux !” Sa mise au point sur la réforme de France Télévisions


La réforme de l’audiovisuel ne se fait pas sans remous. Rachida Dati a eu un vif accrochage avec Keloua Hachi, présidente de la commission des Affaires culturelles. La ministre de la Culture a par ailleurs accordé un long entretien au Parisien pour défendre ce texte.
Le torchon brûle entre Rachida Dati, ministre de la Culture, et la commission des Affaires culturelles. Après un vif accrochage, révélé notamment par Bertrand Chameroy dans C à vous, l’examen en commission du texte visant à réformer l’audiovisuel a été suspendu.
Si la proposition de loi a déjà connu une étape décisive en 2023 puisqu’elle avait été validée en première lecture au Sénat, le projet n’est pas rendu au bout de ses peines.
Rachida Dati répond aux critiques
Dans une interview accordée au Parisien, Rachida Dati a fait une mise au point musclée. « Cette réforme de la gouvernance est attendue depuis de nombreuses années. Elle prévoit la création d’une ’holding exécutive’ (une nouvelle entité), qui rassemble France Télévisions, Radio France et l’INA et qui sera opérationnelle au 1er janvier 2026 », rappelle la maire du 7e arrondissement de Paris.
« Il est urgent de préserver l’audiovisuel public en rassemblant ses forces aujourd’hui dispersées et éviter son affaiblissement déjà en cours, poursuit-elle. La souveraineté culturelle doit s’imposer dans un contexte de déstabilisation, de désinformation et d’attaques des démocraties ! ».
Cette réforme vise à rajeunir un public qui, chiffres à l’appui, déserte progressivement le petit écran : « D’année en année, les audiences vieillissent. Notre jeunesse a déserté la télévision et la radio publiques alors même que, pour les adolescents, les réseaux sociaux sont parfois devenus les seuls accès à l’information et à la culture sans contrôle ».
« C’est avant tout l’argent des Français »
Aussi, elle a tenu à répondre à certaines voix qui font souffler un vent contraire au processus habituel : « Il ne s’agit pas de fusionner les identités de chaque entité et leurs spécificités. Il n’y a aucune mainmise de l’Etat, c’est totalement faux [...] Avec cette nouvelle gouvernance, il n’est pas question de suppressions de postes, mais de réorganisation ».
Enfin, Rachida Dati a coupé court aux critiques portant sur la baisse du budget accordé à l’audiovisuel public, rappelant que celui-ci s’élevait à plus de 4 milliards d’euros par an : « C’est un budget très important dans un contexte budgétaire très serré. C’est avant tout l’argent des Français, qui veulent un audiovisuel public de qualité ».