Philippe Croizon (Qui veut être mon associé ?) : « Des choses sont en cours avec Eric Larchevêque »
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Pour la première fois dans Qui veut être mon associé ?, un entrepreneur bien connu du public va se présenter, ce mercredi 26 février 2025, devant le jury, en la personne de Philippe Croizon. Pour Toutelatele, l’ancien athlète revient sur son passage dans le programme d’M6.
Thomas Pouilly : Le grand public vous connaît principalement pour vos exploits sportifs. Aujourd’hui, on découvre un Philippe Croizon entrepreneur. Est-ce que vous avez hésité avant de vous lancer sur le terrain de l’entreprenariat ?
Philippe Croizon : Ah non, je n’ai pas hésité une seconde parce que toutes les aventures que j’ai menées jusqu’à maintenant, c’est un peu comme l’entrepreneuriat : c’est former une équipe, trouver des financements... J’ai traversé la Manche, j’ai relié les cinq continents à la nage, j’ai fait le Rallye Dakar... A chaque fois, c’était ça. Je me suis lancé et je me suis dit la fameuse phrase de Mark Twain : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ». Ça me représente vraiment. Quand j’ai une idée, j’y vais. Et après, on verra.
C’est, d’ailleurs, ce que vous expliquez au jury : d’abord, vous avez une idée et ensuite, vous vous entourez...
Oui, le plus important, c’est de comprendre que le « Je » n’existe pas. C’est « On avance ensemble et on réussit ensemble ». Moi, sans mes équipes, je n’aurais jamais réussi tout ce que j’ai entrepris. Donc VIP, pour Very Important Parking, c’est la même chose. On s’est lancé dedans tête baissée avec mon ami et associé Thierry Garot. À la base, je ne savais même pas ce que c’était qu’une start-up. Donc on a commencé par s’entourer de codeurs, et ainsi de suite. Aujourd’hui, l’application a un an et déjà plus de 60 000 personnes l’ont téléchargé. C’est que du bonheur !
« On parle de mobilité empêchée pour les personnes handicapées mais VIP est aussi valable pour les personnes âgées, les parents avec des poussettes, les livreurs... »
Au cours de vos échanges avec le jury, on vous voit assez ému lorsque Julian Jacob loue votre résilience et souligne que votre parcours résonne avec le sien. Est-ce que vous êtes encore surpris par l’écho que votre vie et votre parole ont auprès des gens ?
Toujours. Mais s’il m’arrive tellement de choses dans la vie, c’est parce qu’à chaque fois, j’ai osé les choses. C’est ça le message que j’ai envie de faire passer dans Qui veut être mon associé ?, c’est qu’il faut toujours oser les choses. Il ne faut jamais se dire « Merde, si j’avais su... ». C’est juste la peur et le doute qui parlent, rien d’autre.
A l’heure où l’on vient de célébrer les vingt ans de la loi de 2005 sur le handicap, est-ce que porter un projet tel que VIP (Very Important Parking) est une manière de témoigner que les pouvoirs publics ne sont toujours pas pleinement à la hauteur sur ces sujets ?
Je dirais que j’espère que ça va les bousculer. VIP ne peut pas fonctionner sans municipalités. Moi, à chaque fois, je rêve qu’un maire donne un coup de poing sur la table et dise : « Je veux un village - ou une ville - accessible à tous mes concitoyens ». Parce que là, avec VIP, on parle de mobilité empêchée pour les personnes handicapées, mais c’est aussi valable pour les personnes âgées, les parents avec des poussettes, les livreurs... On parle de près de 50% de la population, en réalité.
« Vingt ans après la loi de 2005, on en est qu’à 50% de lieux publics rendus accessibles en France, contre 100% initialement prévus »
Au terme de votre passage dans l’émission, vous obtenez et acceptez une offre d’Eric Larchevêque. Comment se passe la collaboration avec lui ?
Des choses sont en cours, on continue d’avancer de notre côté et on attend la diffusion de l’émission pour s’en reparler. Je préfère ne pas trop en dire à ce sujet pour le moment.
Qu’est-ce que vous espérez tirer de votre passage dans l’émission ce mercredi ?
Ce que j’espère, c’est que des municipalités nous entendent, qu’elles se disent « Ces deux-là, ils ont une idée extraordinaire qui n’existe nulle part ailleurs ». Parce que la loi de 2005 dont on parlait tout à l’heure prévoyait normalement que dans vingt ans, 100% des lieux publics soient rendus accessibles en France. Eh bien vingt ans plus tard, on en est qu’à 50%. Ça veut dire qu’aujourd’hui, des personnes se demandent encore si elles peuvent accéder à tel ou tel endroit. Au moins, avec l’application, elles ne se posent plus la question.
Est-ce qu’après VIP, vous avez déjà une autre idée en tête, ou bien l’entreprenariat n’a vocation qu’à être une parenthèse ?
Vous savez, VIP, c’est un gros projet. On vient, par exemple, de s’implanter en Suisse, où plein de mairies nous avaient contactées. C’est parti comme une traînée de poudre, comme en France. Les choses vont très très vite, cela demande notamment de grossir les équipes. Donc chaque chose en son temps.